PRÉVENTION des TOXICOMANIES:
c’est bien avant la puberté
que doit se faire la prévention,
car la consommation de drogue commence souvent maintenant dès 12 ans

Voici déjà quelques années, le plus haut responsable aux Etats Unis de la lutte contre la drogue, le Général Barry McCaffrey, disait à ses interlocuteurs européens: “Si la lutte contre la drogue est une bataille, alors le front passe par la table familiale, quand les enfants ne sont plus en classe et que les parents sont avec eux à la maison”.
Il les mettait aussi en garde contre une prochaine offensive massive des trafiquants en Europe.

Et c’est bien ce qui se passe!

Mais les parents, que peuvent-ils faire?

C’est bien la question, car sur la drogue, chacun en sait aujourd’hui suffisamnt du moment qu’il est conscient du danger qu’elle représente; des trafics énormes qu’elle suscite, etc. Et surtout, conscient du fait que ses propres enfants ne peuvent pas manquer de la rencontrer. Sans doute, d’en essayer, voire d’en venir à en consommer plus ou moins régulièrement. Le stade de la prise de conscience est donc dépassé.

Par contre, sur ce qu’il faut faire pour prémunir vos enfants, vous êtes sans doute à la fois bien plus directement concerné et un peu plus perplexe.
 
C’est donc de cela que nous allons parler,
                                            et non de la drogue « en général ».

Et c’est plus difficile. Car autant on peut parler savamment des drogues, autant les méthodes de prévention restent encore incertaines et discutées. Mais si vous faites partie de ceux qui n’admettent pas de rester les bras croisés devant ce cancer d’une génération, vous prendrez en compte sans trop de peine les caractéristiques suivantes du terrain sur lequel nous avons à intervenir:

    - il n’existe pas de bible en matière de prévention, mais des tâtonnements souvent déçus;
    - presque chacune des mesures proposée a ses supporters et ses détracteurs;
    - parmi les mesures possibles, nul ne peut éviter de faire son propre choix;
    - ce n’est pas une seule mesure qu’il faut mettre en oeuvre, mais un faisceau de mesures;
    - le choix à faire doit tenir compte de l’âge, de la personnalité, de l’environnement etc.;
    - si vous ne le faites pas vous-même, ne comptez sur personne pour le faire à votre place;
    - et pour couronner le tout: ne rien faire, c’est s’en remettre à la chance. Satisfaisant?

 

Sachant tout cela, le mieux est sans doute :
            de passer en revue avec vous les mesures les plus couramment envisagées,
            d’essayer de préciser leur valeur et leurs limites,
            et de vous inviter à y réfléchir vous aussi.

 

Commencer tôt

Quelles que soient les mesures de prévention que vous choisirez de mettre en oeuvre, il ne faut pas s’y prendre trop tard; il faut prendre les devants, prendre l’initiative. D’autant plus que la consommation de drogue commence souvent maintenant dès 12 ans.
Or c’est avant la puberté, bien sur, qu’un jeune est le plus réceptif.

 

Ces mesures, les voici, regroupées ici en quelques grandes familles.
1) N’y cherchez pas des choses très originales: c’est un simple inventaire. Mais vous perdriez votre temps si vous ne regardiez que ce que vous savez ou faites déja. L’important, c’est plutôt de repérer… ce que vous ne faites pas.
2) Et comme dans tout catalogue, pourquoi ne pas aller directement à celles des rubriques qui vous paraissent susceptibles de vous concerner? A vous de faire votre choix!
Selon ce que vous jugerez adapté aux circonstances, et ce que vous vous jugerez apte à réussir


Des mesures surtout défensives, pas forcément inutiles, mais insuffisantes
            La connaissance des différents produits: une protection illusoire.
            Leur parler de drogue, ou chercher à “faire peur”, c’est à coté du problème. En tout cas: ne pas dire n’importe quoi.

EPANOUIR - Projets, activités, amis
    Des projets personnels
    Des activités qui les intéressent, des amis
    Pour des pré-ados: la participation à des actions collectives de prévention
STRUCTURER - Douze thèmes de discussions autour de la table pour écouter, échanger, former
    Pour mémoire, et bien sûr: s’intéresser à ce qui fait leur vie quotidienne, en parler
    Évoquer votre propre quotidien “au second degré”
    L'exercer tôt à forger sa propre opinion, à la formuler, à la défendre
    Créer l’habitude, face à un problème, d’envisager plus d’une solution
    Initier peu à peu au “mode d'emploi” de la vie “Bien dans sa peau, bien dans sa tête”
    L’exemple de réalisations enthousiasmantes
    Connaître les valeurs, et savoir les reconnaître dans ce qui se passe
    Prévenir des dangers Parler avec eux des raisons pour lesquelles des jeunes se droguent
    Discuter autour d’un livre
    Si le dialogue ne passe pas: chercher des relais; ne pas exclure la dispute



 


 

Quelques outils “de défense rapprochée”

    Les équiper d’une réplique toute faite.
    “Ils le font tous”
    Nul ne peut prétendre être à l’abri de mélanges douteux

 

Et l’éducation tout court...

    Des qualités de base
    Tirer parti de leurs points forts; renforcer leurs points faibles
    Doser sa confiance
    Si vous vous montrez très strict: compensez!
    Comment puis-je savoir s'il se drogue?"
    Ne pas s’affoler prématurément



Action collective des parents; et leur influence politique

    Parler de prévention entre parents
    Participer à une action collective de prévention
    Apporter votre appui à des associations spécialisées
    ”Qui peut m'aider à ce stade ?"
    Pour en savoir plus? Pour être aidé(e)".


 



Annexe: quelques connaissances de base, qui expliquent la portée des mesures suggérées
    Les mécanismes physiologiques d’action du cannabis
    L'effet des opiacés
    Un texte qui fait autorité
    Dans quelles circonstances, à quelle occasion en viendrait-il à se droguer ?
    Les risques extérieurs: "puis-je les éviter ?"
    Replacer dans l’histoire les épisodes “drogues”


Mais n’oubliez pas: il faut commencer tôt


Faites nous part de cas concrets que vous avez rencontrés.

Et adressez-nous une suggestion personnelle.