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STRUCTURER
LE CONTACT et l'ECHANGE |
S’intéresser
à ce qui fait leur vie quotidienne, en parler
Évoquer votre propre quotidien “au second
degré”
L'exercer tôt à forger sa propre opinion,
à la formuler, à la défendre
Créer l’habitude, face à un
problème, d’envisager plus d’une
solution
Initier peu à peu au “mode d'emploi” de
la vie “Bien dans sa peau, bien dans sa
tête”
L’exemple de réalisations enthousiasmantes
Connaître les valeurs, et savoir les reconnaître
dans ce qui se passe
Prévenir des dangers Parler avec eux des raisons pour
lesquelles des jeunes se droguent
Discuter autour d’un livre
Si le dialogue ne passe pas: chercher des relais; ne pas exclure la
dispute
Nous ne cherchons pas à dire des choses très
originales: ceci n'est qu'un aide-mémoire. Mais vous
perdriez votre temps si vous ne regardiez ce que vous faites
déjà. L'important,
c'est ce que vous ne faites pas.
Écouter/échanger, développer un climat
qui encourage à communiquer, à parler de ce qu'il
rencontre de nouveau. Il est facile d'en donner soi-même
l'exemple. Un tel échange, dès les soucis
d'enfance et de jeunesse, peut être décisif par la
suite, s'il laisse le souvenir non d'une leçon mais d'une
aide effective en cas de besoin
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- S'intéresser à ce qui fait leur vie
quotidienne, en parler avec eux Parler à votre enfant de votre vie quotidienne facilite aussi les échanges sur la sienne, ce qui reste essentiel. Beaucoup plus de parents qu'il y a dix ou quinze ans semblent consacrer du temps à ces dialogues. Le rythme en est-il assez fréquent pour permettre de sentir venir les problèmes? Il y a un seuil, que chacun peut sentir, en dessous duquel le contact se perd; et un autre seuil au dessus duquel le dialogue tournerait au harcèlement, et le contact se perdrait aussi! 2 - Votre quotidien: au second degré La vie paraît terne et sans intérêt à un jeune démotivé. Et ce plus encore si le travail de ses parents lui apparaît tel, lui aussi. Mais il est vrai que s'ils le voient ainsi, c'est souvent tout simplement parce que les parents eux-mêmes ne savent pas en parler. Tout travail de bureau, toute tâche manuelle, toute occupation répétitive, peut paraître indigne de justifier une existence si le filigrane, le projet d'ensemble n'est pas mis en évidence. Vécues au quotidien, l'Iliade et l'Odyssée n'étaient peut-être pas plus exaltantes! Alors pourquoi ne faire voir notre action que par "le petit bout de la lorgnette"? Pourquoi ne pas s'étendre davantage, par exemple, sur l'utilité collective du secteur d'activité auquel on apporte sa contribution? Evoquer telle et telle des réalisations, passées ou en cours, de l'organisation ou du secteur? Moins peut-être sous l'angle "record" ou "performance", mais sous l'aspect de l'utilité collective et sociale? La plupart des firmes savent bien le faire pour elles-mêmes, aux fins de "relations publiques". Dans une bonne mesure, ce travail de présentation nous est donc déjà proposé. Négliger nos propres "relations publiques", est-ce bien justifié? |
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- L'aider à approfondir:
favoriser, déclencher des discussions, plutôt que
trancher et conclure. La dispute, même, peut être
un moindre mal, et un échange qui "se gère".
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L'entraîner à
forger
sa propre opinion; à l'exprimer; à la
défendre;
il en aura besoin le jour
où quelqu'un, ou un groupe, voudra le pousser à
fumer ses premières cigarette de haschisch - ou de tout
autre chose. Favoriser, encourager l'autonomie de ses choix; sans taire les nôtres, quitte à reprendre la discussion; être attentif aux "non-dits"; y revenir en temps opportun, tout en respectant son domaine secret. 5 - Créer l'habitude, face à un problème, d'envisager plus d'une solution Acquérir ce réflexe est évidemment souhaitable en toute occasion, certes, mais parler des raisons qui amènent certains à se droguer est précisément l'occasion d'évoquer d'autres façons de répondre à ces mêmes problèmes, à ces mêmes difficultés. Et de familiariser avec l'idée que tout problème appelle un peu de réflexion avant de se précipiter sur une solution. Envisager plusieurs solutions, soupeser leurs mérites respectifs, voila une façon de procéder qui ne vient guère avant l'âge adulte; aussi est-ce plutôt en vous écoutant évoquer tel ou tel de vos problèmes quotidiens qu'il apprendra à agir ainsi. 6 - Aider à faire, apprendre à faire, bien plus et plus souvent qu'interdire de faire. Etre initiateur autant qu'éducateur. Et aussi initier peu à peu au "mode d'emploi" de la vie: patience, évaluation des risques, examen de plus d'une solution et détours souvent bien utiles; quand, auprès de qui, prendre conseil; comment vivre les hauts et les bas. 7- éveiller à la notion de "santé globale", en montrant l'importance que l'on attache à l'hygiène de vie, comme aux mesures qui assurent un bien-être naturel, mental pas moins que physique. "Bien dans sa peau, bien dans sa tête" Cela découle du point précédent: être en bonne santé physique n'est pas un rempart suffisant contre la toxicomanie; être "bien dans sa tête" est peut-être plus important encore. D'une manière ou d'une autre, par exemple en répétant cette formule de temps à autre, il faut faire assimiler cette idée, et qu'elle ne reste pas qu'un slogan! |
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- L'exemple de réalisations enthousiasmantes
Pour nombre de jeunes, l'avenir n'existe pas! Il apparaît bouché par diverses fatalités, qui ont nom "chômage", "système" etc. Et pourtant! Les réalisations impressionnantes de notre époque ne sont pas toutes le fruit de vastes efforts collectifs entrepris avec de gros moyens initiaux; beaucoup procèdent d'initiatives individuelles, voire solitaires à leurs débuts. Pour se limiter à des exemples qu'une actualité encore fraîche a mis en évidence: quid de Médecins Sans Frontières, parti de rien jusqu'à un prix Nobel de la Paix? Quid de "la liste Schindler"? De la chute du mur de Berlin et de Nelson Mandela ? De l'abbé Pierre? De Soeur Thérésa? Il suffit de piocher dans l'actualité. Et évidemment parmi les saints, on ne manquerait pas de références... Pourquoi ne pas en parler? On ne peut prétendre que ces exemple sont démesurés, puisqu'ils sont authentiques. En parler est de nature à "structurer", quasi-inconsciem- ment, une vision de l'avenir individuel, d'un avenir dans lequel il y a place pour l'accomplissements personnel, même si les débuts sont problématiques. 9 - Lui donner des repères, une boussole. Puisque le jour vient vite où le "conformisme imposé" étouffe et éloigne, c'est avant cela qu'il faut faire comprendre et, à l'occasion de cas concrets, l'exercer à reconnaître les valeurs auxquelles on croit. 10 - Parler avec eux des raisons pour lesquelles des jeunes se droguent C'est une très bonne façon d'agir de façon préventive, et de renforces leurs défenses. Ces raisons sont très variées: moments de déprime, besoin de se distinguer ou façon de ne pas se désolidariser; ennui persistant; inquiétude, embarras devant une situation nouvelle; se donner une contenance etc. D'une façon générale, c'est un procédé pour fuir et camoufler une difficulté réelle ou imaginaire. |
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11 - Discuter d'un livre, d'un article de revue Quand le dialogue s'essouffle ou s'est distendu, la discussion autour d'un "support extérieur" - livre, article de journal, émission - est souvent plus facile. A un jeune déjà un peu mur et qui s'est plus ou moins replié sur lui-même, elle apparaît moins comme une intrusion dans son domaine privé: c'est des autres que l'on parle et non pas de lui personnellement. Mais l'échange a des chances de se faire. 12 - Si le dialogue ne passe pas: chercher des relais En désespoir de cause, si le dialogue ne passe pas, plutôt que de ne rien faire, pourquoi ne pas s'adresser à un tiers - parent, ami, proche - en qui vous avez confiance et avec lequel il vous parait que votre enfant s'entend bien. Solution idéale ou non, cela vaut sans doute mieux, pour le temps nécessaire, que la perte de contact. Rappelons-le: la dispute elle-même peut être un moindre mal, et un mode de communication qui "se gère". |
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Faites nous
part de cas concrets que
vous avez rencontrés. |