L'éducation, tout simplement



Tout ceci ne saurait se substituer aux QUALITÉS DE BASE de toute éducation: stabilité et entente du couple; respect des autres, de tout autre; tendresse; attitude positive dans les périodes difficiles ou devant le malheur.

Des qualités de base
Tirer parti de leurs points forts; renforcer leurs points faibles
Doser sa confiance
Si vous vous montrez très strict: compensez!
"Comment puis-je savoir s'il se drogue ?"
Ne pas s’affoler prématurément


Parler de prévention entre parents
Participer à une action collective de prévention
Apporter votre appui à des associations spécialisées
”Qui peut m'aider à ce stade ?"
Pour en savoir plus ? Pour être aidé(e)"


 
Tirer parti de leurs points forts; renforcer leurs points faibles

Chez chacun on trouvera des facteurs de risque, et des facteurs de résistance à la toxicomanie. Par exemple, être capable de se faire sa propre opinion, indépendamment du groupe où l'on se trouve, est un point fort. Savoir argumenter son point de vue, aimer le défendre en est bien sur un autre, particulièrement précieux. Alors qu'être trop influençable est un facteur de risque. 
Identifier points forts et point faibles est très utile. Féliciter pour les points forts développe ceux-ci. Dénoncer les points faibles risque de blesser et d'être contre- productif; mieux vaut trouver d'autres façons de guider dans la bonne direction, ne serait-ce par exemple qu'en félicitant chaleureusement pour chaque indice d'amélioration.


Doser sa confiance, 
car une confiance sans limites est aussi sans fondements... Ne pas se fier aveuglément au "ron-ron" familial ! Faire confiance n'est pas fermer les yeux.


"Comment puis-je savoir si mon enfant est vulnérable?"

La question n'est pas seulement "Qui?", mais aussi: "Quand?". Car nul n'est totalement a l'abri, et, selon les périodes, chacun est plus ou moins vulnérable. Enfant, et plus encore pré-adolescent, fille et garçon plus encore, chacun traverse par moments des phases très ordinaires de fragilité; en effet chacun doit négocier nombre d'obstacles sur son parcours. Par périodes, il peut se trouver démotivé, ou manquer de confiance en lui-même, souffrir de troubles de son insertion.

Si se présente alors une proposition de drogue, il peut se trouver en danger, et confondre le soulagement éphémère et trompeur d'un produit quelconque avec une solution durable... Ce d'autant plus que la drogue est déjà présente dans son "périmètre rapproché"



"Comment puis-je savoir s'il se drogue?"
 

On aimerait disposer d'un moyen sûr d'être fixé. Malheureusement, les symptômes sont presque tous ambigus (hormis bien entendu les cas de toxicomanie déjà avancée, qui ne sont plus du domaine de la prévention..

Ces symptômes sont ambigus parce que l'adolescence est elle-même un âge ambigu, qui provoque souvent des manifestations similaires. Et s'il convient d'être vigilant, de ne pas écarter totalement l'éventualité de la drogue, il faut surtout:
- se garder soi-même de la hantise de la drogue;
- respecter la priorité: la mise en oeuvre de mesures préventives.

Parmi les signes d'un malaise ou d'une "évolution à risque", citons:

...de simples indices:
Changement de comportement général, baisse d'intérêt pour les études, apathie, sautes d'humeur, besoin excessif d'argent, tendance à se dérober, à mentir, à aérer subitement sa chambre, à nier totalement les dangers possibles de la drogue...

..ou des symptômes plus significatifs...
Le comportement se dégrade; agressivité, paranoïa, échec scolaire, retards, absences, fréquentation d'amis qui ont une allure étrange ou, manifestement, se droguent; pipe, papier à rouler etc
 

Pour plus de symptômes, cf "Pour en savoir plus, pour être aidés"

 
"Que faire si je m'apercevais un jour que l'un de mes enfants a commencé à prendre de la drogue?"
  1. il faut tout d'abord NE PAS PANIQUER; ne pas voir en tout petit désordre le prémice d'un grand: un pétard est un signal, pas forcément le début d'un cataclysme.
  2. il faut, dans l'immédiat, PRESERVER l'avenir; c'est à dire: 
    - se garder des décisions irréversibles (ou ne pas hésiter à revenir sur elles). 
    - maintenir écoute et contact; ou s'appliquer à les rétablir. Etre disponible; écouter; essayer de comprendre ce qui a conduit là. Sans accabler l'enfant lui-même, se prononcer sans ambiguité sur la drogue et son usage. Faire entendre qu'on est là pour aider.
  3. il faut en même temps PREPARER l'avenir, càd. prendre conseil, sans retard, car cela appelle, à coup sûr, une action conséquente et réfléchie. Douleur, réserve, angoisse paralysent trop de parents; cela est dangereux. 


Il est temps de rechercher conseil et assistance ( auprès d'un proche, d'une association, de quelqu'un qui saura vous poser les bonnes questions) et d'approfondir vos connaissances sur les suites à donner. 
Mais ceci déborde l'objet de cette note, limité à la prévention. (Voir néanmoins: " Qui peut m'aider, à ce stade ? " )


Si vous vous montrez très strict: compensez!

Autant il faut indiquer sans ambages votre rejet de la drogue, autant il convient de respecter l'individu et de dire clairement que ce que l'on veut, c'est aider. Quant à la forme, chaque parent réagit selon son propre tempérament et son propre charisme.

Si vous vous montrez intransigeant, évitez de couper les ponts: sans doute sera-t-il bon de compenser votre intransigeance en apportant votre aide sur d'autres points qui lui tiennent à coeur, et ce suffisamment clairement pour qu'il ne puisse douter que vous êtes resté un allié et non devenu un adversaire.


Ne pas s'affoler prématurément

Si vous vous apercevez qu'il a fumé de premières cigarette de haschisch, ne pas s'affoler trop vite. La plupart, heureusement s'arrêtent très vite; et seulement 2 à 3% de ceux qui ont commencé finissent par tomber dans la dépendance. S'en rendre compte tôt est, à certains égards, une chance, car cela vous permet de réagir en temps voulu.

Si par compte c'est déjà une habitude, prenez conseil sans tarder (cf. adresses in fine).

 


 

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- Une action collective des parents -


Celle-ci peut s'exercer de trois façons:
 

Parler de prévention entre parents

On évite souvent de le faire. On l'évite un peu comme l'évitent trop d'établissements scolaires, parce que l'on craint d'apparaître comme ayant des problèmes de drogue avec ses enfants. Et pourtant il y a bien des façons d'amener autrement le sujet. 
Et d'autre part en discuter avec d'autres parents est doublement utile.

Tout d'abord parce que cela donne des idées, et permet de se sentir moins isolé.
Et d'autre part parce que les jeunes adolescents sont en général très sensibles au fait qu'une opinion n'est pas celle de leurs seuls parents; vis à vis de leurs amis, ils ne veuillent pas avoir l'air de s'aligner sur celle-ci. De plus le point de vue commun à tout un groupe de parents les incite eux mêmes à relativiser leur propre opinion, comme celle de tel ou tel ami ou groupe d'amis.



"Et au plan politique, que faire?"
Apporter votre appui à des associations spécialisées


Il serait paradoxal et dangereux que le point de vue des parents ne soit pas pris en compte autant qu'il le mérite; encore faut-il que ceux-ci se manifestent.

Face aux autorités politiques et administratives, sauf exception, c'est se condamner à l'impuissance que d'agir isolément. Par contre les associations de parents d'élèves, les associations familiales, les association spécialisées, disposent de moyens de pression considérables, proportionnels au nombre de leurs adhérents. 
Elles sont à même d'exercer une action collective si leurs membres les soutiennent en cela. 

A titre individuel, il appartient à chaque citoyen d'intervenir - ou non - auprès de ses représentants élus, comme auprès des administrations, des médias, etc, pour faire valoir son opinion et ses choix en tant que parent.






Pour en savoir plus, pour être aidés
Qui peut m'aider à ce stade?"


 

Vous n'êtes pas seul(e):

Si vous êtes dérouté(e), ne savez que faire, d'autres peuvent vous conseiller:
- tel ou tel parent, proche, ami de la famille, médecin, grand-parent, si vous les sentez "en phase" avec vous-même;
- telle association; tel ami qui en fait partie, et se trouve ainsi plus à même de vous poser les bonnes questions 
parfois tel professeur, ou soignant, ou éducateur, tel autre parent d'élève, pour réfléchir à ce qu'il convient de faire.
- l'école, le collège, le lycée.
- votre mairie, qui peut souvent indiquer les organismes de prévention ou d'assistance du quartier;

Vous trouverez aussi :
pour vous même des livres, des exemples de ce qui a déjà été expérimenté. De nombreux ouvrages et dossiers peuvent donner des informations et des suggestions utiles

Et aussi :
- des livres pour enfants 
- des outils adaptés à la prévention chez les plus jeunes;
- des suggestions sur le thème de la vie saine;
- des adresses utiles.

Mais c'est à vous de prendre l'initiative: car qui d'autre que vous peut lancer et relancer une recherche, pour trouver des conseils, de l'aide etc?

Qui le ferait à votre place? 



Pour être aidés.


Si vous avez besoin de conseils, ou d'aide pratique (conseils aux parents; prévention; aide aux toxicomanes), vous pouvez vous adresser notamment :


1) A l’Association « Aide et Conseil aux Familles »
214 rue Lafayette, Paris 75010
tel. :01 4034 1766
courriel : accueilluciole@hotmail.com


2) auprès de « Drogues Info Service », (de la Délégation Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie, MILDT)

- par téléphone au n° 0 800 23 13 13, pour des renseignements anonymes et gratuits, pour des conseils, des adresses (de prévention, de soin)

- ou sur Internet à l’adresse :
http://www.drogues.gouv.fr

pour les mêmes types de renseignements, ou pour des listes d’ouvrages, d’études etc. De nombreux ouvrages et dossiers peuvent donner des informations et des suggestions utiles


3) à votre mairie, qui peut souvent indiquer les organismes de prévention ou d'assistance du quartier;

4) et bien sur à l’école, au collège, au lycée.
 

...retour à la table des matières..


Faites nous part de cas concrets que vous avez rencontrés.

Et adressez-nous une suggestion personnelle.