Mais pourquoi s’en prendre à vous ?


A voir:
  Un néophyte, de quels pouvoirs dispose-t-il qui puissent intéresser un corrupteur?
Dans la profession que vous envisagez d'exercer, citez (ou imaginez) deux ou trois formes de corruption
Qui est-il? D'où vient-il, l'homme qui cherchera à s'assurer votre complicité?
Se trouver impliqué dans une affaire de corruption, quelles conséuences pour vous? pour votre famille?



Un néophyte, de quels pouvoirs dispose-t-il
qui puissent intéresser un corrupteur ?

La grande majorité des gens auxquels vous aurez à faire ne sont pas corrompus et on n’imagine guère le néophyte concerné par ces problèmes, pour peu qu’il ne manque pas de discernement.
Encore que...


1) Encore que...
Si la corruption est de pratique courante dans l’entreprise qui vient de l’engager, le néophyte peut se trouver d’emblée entraîné. Si ce n’est pas de l’extérieur que lui arrive la sollicitation, ce peut-être de l’intérieur même de l’entreprise: collègues, hiérarchie, pratiques locales etc. Avec ou sans discernement, ce n’est pas une situation facile !


2) Encore que...
Le néophyte est une proie tentante : inexpérimenté, peu méfiant, pas sur ses gardes, il ne sait guère se défendre. Il est plus facile à piéger qu’un vieux routier. Il se peut qu’il n’ait pas encore grand chose de très intéressant à prendre. Mais...il grandira! Il se souviendra de ceux qui lui ont manifesté une forme de sympathie alors qu’il se sentait un peu perdu dans un univers nouveau pour lui. Pour un réseau organisé, c’est un placement - placement à terme seulement, peut-être, mais somme tout peu couteaux.


3) Encore que...
Le néophyte n’est pas au courant de grand chose, mais, étant en place et à priori pas suspect, il sera vite à même de poser des questions, de se renseigner, d’indiquer les noms des fournisseurs consultés, de celui qui a été retenu; peut-être de placer tel dossier sur la pile plutôt qu’en dessous, et encore de bien d’autres choses.
Bricoles? pas toujours inutiles, loin de là!


4) Encore que...
Le néophyte peut être un fusible commode (le lampiste...), dont les tribulations n’émouvront pas grand monde! Et, plus ou moins, il était peut-être déjà “dans le bain”, consciemment ou inconsciemment!


5) Encore que...
Le néophyte soit un prête-nom idéal pour toutes sortes d’opération, qu’il s’agisse de son entreprise ou d’une tout autre affaire. Comment ne pas se sentir flatté de jouer un rôle dans une affaire un peu importante ? D’être choisi pour cela, approché, sollicité, récompensé. On peut facilement y voir une sorte de promotion! Et ne pas suspecter de malice!


6) Encore que...
On peut être jeune et voyou! Néophyte et malhonnête. Le désir “d’arriver”, l’avidité de l’ascension sociale rapide, avidité exacerbée par la publicité, ou par des exemples voyants; par des désirs pas forcément contrôlés, ou mal contrôlés, peuvent le pousser à profiter, voire à rechercher, ces “occasions qui font le larron”.
 

En bref, il serait illusoire de s’imaginer
ou de nouveau venu confère une
toute sollicitation de ceux qui ont
complicités. Alors : allez donc voir les
formulées dans ce site :

que le statut de néophyte
sorte d’immunité contre
besoin de s’assurer des
quelques suggestions
 


      


Dans la profession que vous envisagez d’exercer,
citez (ou imaginez) 2 ou 3 formes de corruption.

Corrompre, soudoyer, acheter quelqu’un, c’est l’amener - en échange d’un quelconque avantage - à agir autrement qu’il n’était tenu de le faire de par ses fonctions.

Voici quelques exemples:

- L’acheteur: le responsable de l’approvisionnement d’une gondole de grande surface, s’adressant au représentant d’un candidat fournisseur: “Ma voiture est sur le parking; le coffre est ouvert”...(parce qu’il va de soi que quelque chose lui revient! Souvent évalué à 3% du montant de la commande.

- L’acheteur qui choisit non pas le fournisseur le plus intéressant pour la firme, mais celui qui lui propose un avantage personnel. Et évite de signaler à son employeur l’existence des autres possibilités.

- Le vendeur qui propose une “commission personnelle” à l’acheteur, pour qu’il choisisse sa proposition plutôt que celle d’un autre fournisseur.

- Les indiscrétions au profit d’un concurrent.

- La rédaction tendancieuse de procès-verbaux, de rapports, de compte-rendus, d’articles de presse etc.

- La “petite diffamation” intéressée.

- Accepter ( ou demander ) un avantage pour faire passer le dossier d’untel avant celui d’un autre.

- Le réparateur (à domicile ou au magasin) qui propose de le régler directement en liquide, en court-circuitant son employeur.

- Grossir les relevés d’inventaire. Flatter les résultats d’un audit, d’un test, d’un sondage, d’un rapport de contrôle.

Et encore, et encore, et encore...

- Vous avez (à tort ou à raison) accepté un cadeau; vous vous croyez tenu de faire une fleur en retour

- Les passeurs (de drogue notamment), ou petites mains du blanchiment d’argent (dépôt en banque de petites sommes); les innombrables “fourmis” du trafic.

- Articles de presse mensongers, diffamatoires, tendancieux. Pour satisfaire les désirs de l’éditeur, des lecteurs, des publicitaires.

Le douanier qui fait payer son silence.

 

Qui est-il? D’où vient-il?
l’homme qui cherchera à s’assurer votre complicité.

Qui est-il ?

Ne croyez pas que le corrupteur, ce soit exclusivement “celui qui paye”; c’est aussi bien celui dont une phrase ambiguë laisse entendre qu’il pourrait bien n’être pas insensible à une proposition.

Qui est-il? N’importe qui bien entendu. Tout simplement un “déjà corrompu”. Occasionnel ou confirmé.

Par habitude bien souvent, parce que dans son environnement professionnel on n’agit pas autrement; cela serait jugé par trop naïf et irréaliste. Ou par dévoiement des mêmes aspirations légitimes que tout un chacun.

De son propre chef ou manipulé, voire même piégé, sous la pression d’un grave besoin, ou la menace: et le voilà pris.

“Corrupteur, corrompu: même combat!” pourrait-on dire... si le combat n’était pas aussi inégal entre le néophyte et lui, sans doute plus expérimenté, plus prudent, plus sournois.

Il se peut qu’il agisse seul, mais de plus en plus souvent, il fait partie d’un réseau. Et dans ce cas comment pourriez vous savoir si vous n’avez qu’un seul interlocuteur, toujours le même; ou si les rôles auprès de vous ont été répartis entre plusieurs, dont vous ignorez les liens qui les unissent.



D’où vient-il ?

On aimerait le savoir, mais tout inventaire serait trop restrictif. Aussi, plutôt que de scruter l’horizon, recensez ce qui est en votre pouvoir (signature, passe-droit, silence, influence, calendrier, indiscrétion etc. etc.).

Car c’est autour de cela qu’il viendra rôder

comme attiré par un aimant


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Se trouver impliqué dans une affaire de corruption,
quelles conséquences pour vous ? pour votre famille ?


Bien évidemment, les conséquences d’un acte de corruption peuvent être lourdes et durables, pour vos proches comme pour vous. En particulier:

 

1) L’assujettissement de l’individu aux exigences successives éventuelles de ses corrupteurs. L’engrenage peut ne pas vous lâcher. Le chantage et les menaces ne sont pas que pour les autres.

2) les sanctions de tous ordres encourues, qu’elles soient individuelles ou familiales, qu’elles viennent de la société légale (aux réactions souvent imprévisibles) ou des corrupteurs eux-mêmes;
La justice aussi peut vous rattraper: “acte” ou “pacte” de corruption lui suffisent (un simple échange de phrases ambiguës, qui peut dire comment le juge le qualifiera ?. Elle dispose d’outils nouveaux ; les corrupteurs aussi. Pas vous...

Et qui pourrait vous garantir que la qualification des faits est totalement prévisible ? Que la jurisprudence n’est jamais flottante ? N’est-il pas arrivé que des preuves “s’égarent”? Que parfois l‘impartialité, l’indépendance, les appartenances des juges ou des procureurs aient été suspectées ?

Certes vous disposez de conseils juridiques et d’avocats. Mais vos adversaires ont les moyens de s’offrir des hommes de loi autrement plus experts, retors, influents, coûteux. Et scrupuleux ?
Êtes vous totalement assuré d’être totalement couvert par votre hiérarchie, si les choses se gâtent ?

En tout état de cause, l’enquête, les questions du juge d’instruction, éventuellement la condamnation, l’amende, le casier judiciaire sont évidemment de lourds handicaps.

 

3) La loi impose aux témoins la dénonciation de divers types d’infractions, sous peine d’être eux-mêmes taxés de complicité/recel ( on aimerait être assuré que les sanctions correspondantes sont réservées aux cas de mauvaise foi flagrante, car le dénonciateur novice assume des risques redoutables: difficulté de la preuve; relative incertitude sur l’appréciation qu’en fera le juge; risques des représailles évoquées ci-dessus; et aussi: procès en diffamation, attaques plus ou moins vicieuses pour discréditer son témoignage etc. ).
Voir par ailleurs - dans les “Généralités à connaître” - les moyens nouveaux dont s’est dotée la justice.


4) les effets induits éventuels: réputation, casseroles à vie, curriculum vitae embarrassant.
Rupture probable de nombre de relations, conséquences sur les relations familiales et sentimentales, sur les relations avec ses propres enfants etc.


5) enfin - ou d’abord, selon votre jugement - une modification, une dégradation de la personnalité, une certaine pourriture intérieure (rappelons que dans le mot « corrompre », il y a aussi « rompre »). Cette dernière est liée à l’accomplissement formel d’un acte amoral, bien sûr, mais plus encore et surtout au degré d’acquiescement intime donné à cet acte, notamment face à d’éventuelles pressions et/ou menaces.


Vous voilà prévenu: mieux vaut vous préparer.

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